L'algèbre relationnelle est un langage de requêtes dans des bases de données
relationnelles. L'algèbre relationnelle a été inventée en 1970 par Edgar Frank Codd, le directeur
de recherche du centre IBM de San José.
L’algèbre relationnelle fournit les opérations permettant d’interroger les bases de
données. C’est un support mathématique cohérent sur lequel repose le modèle relationnel.
En algèbre relationnelle, on dit comment obtenir un résultat. Ce dernier est généralement
une nouvelle relation, on dit ainsi que les opérations de l’algèbre relationnelle sont des
opérations ensemblistes.
Les opérateurs unaires
Les opérateurs unaires sont les opérateurs qui utilisent une seule relation. En plus de la
relation, il est possible d’utiliser d’autres choses comme la condition ou l’attribut. Le terme
unaire est utilisé pour signifier le nombre de relations entrant en jeu dans l’opération.
La sélection ou restriction
La sélection ou la restriction permet d’extraire d’une relation R, les données qui
respectent une condition P. La condition est une expression booléenne dont l’évaluation
donnera soit la valeur VRAI soit FAUX. La condition utilise les opérateurs relationnels ou de
comparaison suivants : l’égalité (=), la différence ou l’inégalité (≠), l’infériorité ou sens stricte
(<), l’infériorité au sens large (≤), la supériorité au sens stricte (>) et la supériorité au sens large
(≥). La condition peut être simple ou composée en utilisant les opérateurs logiques ou
booléennes suivantes : la conjonction logique (ET), la disjonction logique (OU) et la négation
logique (NON).
L’opérateur de la sélection est et est défini ainsi :
Figure 51 : Représentation graphique de l’opérateur de sélection ou restriction
R’ a le même schéma de données que R mais l’instance de R’ est une partie de l’instance
de R dont les données vérifient la condition P.
Exemple : Sélection des produits dont qu’il faut approvisionner le stock dans l’urgence
en se basant sur le schéma de données de la Figure 39 : Modèle relationnel de données du site
d’e-commerce
Figure 52 : Représentation graphique de la requête de sélection des produits à approvisionner en urgence
La projection
La projection permet de créer une nouvelle relation dont les attributs correspondent à
une partie des attributs de la relation initiale. Les données de la nouvelle relation sont les
données de la relation initiale dont les attributs sont désignés dans la nouvelle relation.
L’opérateur de la projection est et est défini ainsi :
Et s’écrit ainsi : 𝑹′ = 𝝅𝑨𝟏 ,𝑨𝟐 ,… ,𝑨𝒏 (𝐑) 𝒐𝒖 𝑹′ = 𝝅[𝑨𝟏 ,𝑨𝟐 ,… ,𝑨𝒏 ] (𝐑)
Figure 53 : Représentation graphique de l’opérateur de projection
Exemple : Liste des clients avec les attributs : nom, prénom, téléphone et adresse
électronique en se basant sur le schéma de données de la Figure 39 : Modèle relationnel de
données du site d’e-commerce
Figure 54 : Représentation graphique de la requête de la projection de la relation Client sur les attributs : nom, prénom, téléphone et adresse électronique
Le renommage
Le renommage permet de changer le nom de certains attributs d’une relation sans
modifier la structure de la relation. La nouvelle relation obtenue après renommage de certains
attributs a des données identiques à celles de la relation initiale.
L’opérateur du renommage est et est défini ainsi :
Et s’écrit ainsi : 𝑹′ = 𝜶𝑨𝟏 :𝐍𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮𝐍𝐨𝐦𝟏 , 𝑨𝟐 :𝑵𝒐𝒖𝒗𝒆𝒂𝒖𝑵𝒐𝒎𝟐 ,… ,𝑨𝒏 :𝑵𝒐𝒖𝒗𝒆𝒂𝒖𝑵𝒐𝒎𝒏 (𝐑) ou
𝑹′ = 𝜶[𝑨𝟏 :𝐍𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮𝐍𝐨𝐦𝟏 , 𝑨𝟐 :𝑵𝒐𝒖𝒗𝒆𝒂𝒖𝑵𝒐𝒎𝟐 ,… ,𝑨𝒏 :𝑵𝒐𝒖𝒗𝒆𝒂𝒖𝑵𝒐𝒎𝒏 ] (𝐑)
Exemple : Liste des fournisseurs où la désignation est renommée par nom du fournisseur
en se basant sur le schéma de données de la Figure 39 : Modèle relationnel de données du site
d’e-commerce